MANIF DU 10 OCTOBRE 2017 A BASTIA

Plus de 1500 manifestants ce matin dans les rues de BASTIA. Gel des salaires hausse de la  CSG suppressions de postes accélérés par la mise en place de la collectivité unique.

On lâche rien
Réunion importante du comité général de l’Union Départementale à BASTIA jeudi 12 octobre. à 14H

Intervention unitaire lors de la manifestation du 10 octobre à Bastia

CFDT CGT FO FSU STC UNSA

Les décisions gouvernementales le démontrent chaque jour. Le Président de la République et son gouvernement mènent à marche forcée, une politique au service de la Finance, du profit, des plus riches et du MEDEF.

Face à cette avalanche de mauvais coups il n’est pas question que les salariés, la population en général et les fonctionnaires en particulier restent les bras croisés. La colère monte dans le pays contre les ordonnances de la Loi travail, mais aussi contre l’ensemble des mesures injustes contenues dans le projet de budget 2018, la baisse des APL pour les plus modestes et un nouveau cadeau fiscal pour les plus riches avec notamment la baisse de l’impôt sur la fortune.

Le 8 septembre dernier le Président Macron affirmait avec un cynisme incroyable, que «les fainéants» ne l’empêcheraient pas de mettre en œuvre ses réformes. Dans sa bouche étaient visés les millions de gens qui n’ont que leur salaire, leur pension ou leurs indemnités chômage pour vivre. Et parmi les plus fainéants dans l’esprit de Macron il y a bien sur les fonctionnaires et non titulaires de la fonction publique.

Contrairement à ce que prétend Macron ce n’est pas nous «qui foutons le bordel» mais sa politique au service des riches et du MEDEF.

La fonction publique et ses agents titulaires comme non titulaires qui représentent près d’un quart des salariés du pays et même davantage en Corse ne sont en effet pas épargnés par cette accumulation de mesures régressives et ils en sont même la cible favorite.

Nouveau gel de la valeur du point d’indice qui a pourtant déjà perdu 8% de sa valeur depuis 2010 par rapport à l’inflation. Au delà de ce triste record historique ce sont 5 millions de salariés injustement sanctionnés et des centaines de milliers plongés dans des situations d’une gravité extrême.

Concernant la hausse de la CSG, Macron oublie sa promesse électorale puisque non seulement il n’y aura pas d’augmentation du pouvoir d’achat mais même pas de compensation garantie. Et les nouveaux recrutés à compter du 1er janvier prochain n’auront rien du tout. Macron on peut le constater chaque jour, tient beaucoup plus facilement ses engagements de campagne envers les plus riches et le MEDEF qu’avec les plus modestes.

Mais comme ça ne lui suffit pas, le gouvernement instaure pour tous les agents du public un jour de carence; sorte de punition en cas d’arrêt maladie.

La poursuite et l’aggravation des suppressions d’emplois dans la fonction publique d’État mais aussi territoriale et hospitalière ainsi que les coupes dans les budgets de fonctionnements, remettent en cause nos missions de service publics dont les populations et notamment en Corse ont le plus besoin. La casse de nos statuts qui suivra la casse du code du travail est bien dans les objectifs du gouvernement Macron.

En effet les exemples sont nombreux comme dans l’éducation nationale ou dans certains établissements il y a davantage d’enseignants contractuels au statut précaire que de titulaires. Les listes complémentaires de reçus aux concours permettant de pourvoir des emplois statutaires pour les nombreux remplacements sont écartées au profit d’emplois précaires. Dans la fonction publique territoriale c’est pire encore; et la diminution des budgets publics sert d’arguments pour piétiner les statuts et les règles de recrutement.

Dans les hôpitaux publics, les personnels soignants et non soignants sont à bout et les risques sanitaires augmentent.

La forte diminution des emplois aidés met en péril de nombreux services publics aussi bien dans les écoles comme pour le soutien aux enfants handicapés que dans les collectivités locales et les associations.

En Corse, cette politique libérale et d’austérité produit des effets catastrophiques dans une région de forte précarité ou les emplois publics cachent un désert industriel et demeurent un bien commun essentiel pour le développement économique et la défense de la ruralité.

Aujourd’hui, la mise en place de la Collectivité unique crée des inquiétudes et interrogations dans l’ensemble des services publics de la Haute-Corse.

Cela fait 6 ans que notre indemnité ICFT ( indemnité de transport et de vie chère) n’a pas été revalorisée et compte tenu des hausses de prix et du coût de la vie en Corse cette revalorisation s’impose ainsi que son extension aux retraités.

Nous allons donc sur l’ensemble de ces thèmes interpeller le Préfet afin que les services publics de proximité et notamment en Haute Corse soient préservés et améliorés.

Les agents publics ne sont pas une charge pour la société contrairement à ce que pensent Macron et le MEDEF. Nos emplois et nos statuts sont même essentiels pour le développement économique du pays. Ce modèle social que nous avons construit par des années de luttes et de lois nous ne laisserons pas Macron le détruire. Si le Président veut prendre pour modèle le pays de son ami Donald TRUMP, nous lui rappelons qu’il n’a pas reçu de mandat du peuple pour cela. A force de détourner la volonté populaire et d’imposer des choix politiques au service d’une infime minorité, le président Macron met notre démocratie en danger.

Si comme il le prétend, le pouvoir n’est pas dans la rue, nous avons toute légitimité à manifester notre colère et exiger d’autres choix politiques.

Que cette journée de mobilisation unitaire soit le début d’un long et puissant mouvement social permettant de contrer les volontés destructrices de Macron et du MEDEF et d’imposer des mesures sociales dont le pays et la Corse ont un si grand besoin.

Merci

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